Le zellige en cuisine
En cuisine, le zellige habille surtout les murs : la crédence d’abord, puis un pan entier ou la façade d’un îlot. Son émail supporte…
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Pièce par pièceLe zellige en cuisine, au sol et dans le décor
La crédence est la surface la plus sollicitée d’un mur de cuisine : eau de l’évier, graisse et chaleur de la plaque, prises et interrupteurs. Cette fiche ne traite que d’elle.

Écrit par Aurèle Ferrière, relue par Philippine CastaniéMise à jour le · 3 min de lecture
| Dans la pièce | Ce que cela demande au zellige |
|---|---|
| Chaleur derrière la plaque | L’émail la supporte ; les distances de la notice de l’appareil restent à respecter, surtout au gaz. |
| Graisse et projections d’huile | Traitement hydrofuge et oléofuge après la pose, essuyage rapide : la terre poreuse garde les taches. |
| Prises et interrupteurs | Courant coupé, boîtiers ajustés à l’épaisseur du carrelage, découpes nettes au disque diamanté. |
| Bords latéraux et ligne haute | Un arrêt prévu dès le départ : baguette de finition ou alignement sur un meuble. |
| Évier et eau qui stagne | Joints pleins et hydrofuges ; joint souple à la rencontre du plan de travail. |
La crédence couvre le mur entre le plan de travail et les meubles hauts. Sans meubles hauts, on la monte jusqu’à la hotte, jusqu’à une étagère ou jusqu’au plafond. Aucune hauteur n’est imposée : ce qui compte, c’est une ligne d’arrêt nette, alignée sur un élément de la cuisine. Le zellige, avec ses bords taillés, se termine mal sans finition. Prévoyez les côtés et le haut dès le départ : baguette de finition, arrêt contre un meuble ou contre un retour de mur.
Une crédence compte souvent plusieurs prises. Chaque boîtier oblige à une découpe, et une découpe ratée se voit à hauteur des yeux. Trois points se règlent avant la pose. Le courant est coupé au tableau avant de démonter une prise. Les boîtiers doivent suivre l’épaisseur ajoutée par la colle et le zellige, sans quoi l’appareillage ne se refixe pas à fleur : un électricien peut les ajuster. Les découpes se font au disque diamanté à eau, carreau par carreau, avec lunettes et gants.
La hotte et les meubles hauts se fixent souvent à travers la crédence. Repérez leurs fixations avant de carreler, ou percez dans un joint après coup. Notre fiche sur la découpe du zellige détaille ces gestes.
L’émail du zellige supporte la chaleur de la cuisson et les écarts de température. La zone juste derrière la plaque reste la plus exposée, surtout avec des feux au gaz. Les fabricants d’appareils fixent des distances minimales entre le foyer et le mur : elles figurent dans la notice et priment sur tout conseil général. Le zellige ne change rien à ces distances.
Sous l’émail, la terre reste poreuse. Les fines craquelures de surface et les joints absorbent l’huile, et un texte prévient qu’une projection non essuyée peut laisser une marque définitive. Plusieurs sources recommandent un traitement hydrofuge et oléofuge après la pose, appliqué selon la notice. Au quotidien, de l’eau tiède et un savon doux suffisent.
Un des textes lus conseille du vinaigre dilué pour raviver un zellige blanc ; la plupart des autres l’écartent, comme le citron. Nous suivons la majorité : les acides ternissent l’émail et creusent les joints.
Les textes s’accordent sur quelques gestes. Le mur doit être propre, sec et plan ; sur un ancien carrelage, on nettoie, on dégraisse et on ponce légèrement avant un primaire d’accrochage. La colle se pose en double encollage, sur le mur et au dos du carreau. Les carreaux se posent presque bord à bord, sans croisillons, avec des joints fins de l’ordre de 1 à 2 mm, car ils ne sont pas calibrés. On mélange aussi les carreaux de plusieurs cartons pour répartir les nuances.
Côté formats, le carré de 10 x 10 cm reste classique, le petit 5 x 5 cm convient aux petites cuisines, et le bejmat de 5 x 15 cm se pose volontiers en chevrons. Poser soi-même reste possible pour une personne minutieuse ; avec beaucoup de découpes, un carreleur habitué au zellige est plus sûr. Voir la pose du zellige et, pour la pièce entière, le zellige en cuisine.
C’est le revêtement du mur situé entre le plan de travail et les meubles hauts, derrière l’évier et la plaque de cuisson. Elle protège le mur des projections d’eau et de graisse et de la chaleur. Elle peut être en carrelage, en verre, en métal, en pierre ou en panneau.
On peut coller du zellige sur un ancien carrelage mural sain et bien adhérent. Il faut le nettoyer, le dégraisser et le poncer légèrement, puis appliquer un primaire d’accrochage et une colle adaptée à la terre cuite. L’épaisseur ajoutée oblige à revoir les prises ; un carreleur vérifiera d’abord le support.
Oui, si vous êtes très minutieux. Le rendu irrégulier pardonne de petits écarts, mais les découpes autour des prises demandent du soin, car le zellige est friable. Un disque diamanté est nécessaire. Pour une crédence avec beaucoup de découpes, un carreleur fera un travail plus net.
En cuisine, le zellige habille surtout les murs : la crédence d’abord, puis un pan entier ou la façade d’un îlot. Son émail supporte…
Un plan de travail en zellige est possible, mais plus exigeant qu’une crédence. La surface n’est jamais parfaitement plane, les joints sont au contact…
Le zellige se coupe le plus souvent à la disqueuse ou à la scie munie d’un disque diamant, de préférence à l’eau, en attaquant…