Poser sans joint apparent
Poser du zellige sans joint, c’est le poser bord à bord, sans croisillons, en laissant les irrégularités des carreaux former un interstice très fin,…
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Le gestePose, joints et entretien du zellige
Sur un mur de zellige, le joint se voit peu mais travaille beaucoup. Il tient les carreaux, ferme le passage à l’eau et règle l’aspect final du mur.

Écrit par Aurèle Ferrière, relue par Philippine CastaniéMise à jour le · 3 min de lecture
Fixer la largeur
Joint très fin sur un mur sec, plus large là où l’eau ruisselle. Un carrelage effet zellige, industriel, se joint plutôt autour de 2 à 3 mm selon un guide.
Choisir la teinte et l’essayer
Un joint clair ou ton sur ton unifie, un joint contrasté souligne chaque carreau. On fait un essai sur un carreau de réserve avant d’attaquer le mur.
Attendre la colle
Le joint se fait sur une colle sèche, après environ 24 heures selon les guides, ou le délai de sa notice.
Gâcher et étaler
Le mélange suit la fiche du produit et repose quelques minutes. On l’étale au platoir à joint en diagonale, en insistant pour remplir chaque interstice.
Retirer l’excédent
Quand le joint commence à prendre, on essuie à l’éponge humide, à l’eau claire, et l’on fait les retouches tant qu’il reste souple.
Enlever le voile
Une fois le joint durci, un chiffon microfibre retire le voile blanchâtre. Un nettoyant de fin de chantier ne s’emploie que si sa notice le dit compatible avec le zellige.
Protéger les zones d’eau
Dans une douche ou derrière un évier, un traitement hydrofuge des joints prolonge leur tenue, appliqué selon sa notice.
Le zellige se pose traditionnellement bord à bord, sans croisillons. On pourrait croire qu’il se passe de joint. Les guides disent le contraire : même très fins, les espaces entre les carreaux se remplissent toujours. Les arêtes biseautées au dos des carreaux laissent d’ailleurs assez de profondeur pour couler le joint, selon un guide de pose.
Ce remplissage tient les carreaux entre eux, empêche la poussière et l’eau de se loger dans les interstices et finit la surface. Un guide va plus loin : la pose sans joint sort, selon lui, des normes françaises de pose des revêtements. La fiche sur la pose sans joint apparent détaille ces limites.
Les chiffres publiés varient selon le carreau et l’endroit. Pour un zellige artisanal posé sur un mur sec, les guides parlent d’un joint de 1 mm au plus. Sur les murs d’une douche ou d’une baignoire, un guide fixe un minimum de 2 mm, pour fermer davantage le passage à l’eau. Pour un carrelage effet zellige, plus régulier, un autre conseille de 2 à 3 mm.
Avec un carreau fait main, la largeur n’est de toute façon jamais constante. Les bords irréguliers ouvrent ici un millimètre, là un peu plus. On parle de largeur maximale ou minimale plutôt que de largeur exacte, et l’on accepte ce joint variable, qui fait partie du rendu.
Les teintes les plus citées sont le blanc, le gris clair et le beige clair, réputées s’accorder à tous les coloris. Un joint ton sur ton donne un rendu unifié et laisse parler les reflets. Un joint contrasté dessine chaque carreau, et un joint sombre sur un zellige clair fait ressortir la couleur. Un guide met en garde : un joint trop contrasté peut casser l’unité d’une petite salle de bains.
Un détail pousse à l’essai préalable. Selon un guide, les micro-craquelures de l’émail du zellige artisanal laissent passer l’eau et les corps gras. Un joint très pigmenté peut donc marquer ces fissures fines ou le liseré de terre cuite visible sur les bords taillés. On teste la teinte sur un carreau de réserve, on laisse sécher, puis on juge.
Dans une douche, derrière une baignoire ou une crédence d’évier, le joint est la partie la plus poreuse du mur. Les guides recommandent un joint hydrofuge, voire un joint époxy en zone de douche, et un traitement hydrofuge des joints après la pose. Rien de cela ne remplace l’imperméabilisation du support, décrite dans la fiche sur la douche en zellige.
Les angles et les raccords posent un problème à part. Entre le mur et une baignoire, un receveur ou un plan, les deux matériaux ne bougent pas ensemble. Les carreleurs traitent souvent ces jonctions avec un mastic souple plutôt qu’avec du ciment joint, qui finirait par se fissurer. Le choix revient au carreleur, selon le support.
Avec le temps, un joint en ciment peut se fissurer ou se creuser, surtout sur un plan très sollicité. Une page de décoration conseille de reboucher dès la première fissure, avant que l’eau ne s’y infiltre. Sur du zellige, on gratte l’ancien joint avec douceur : les arêtes taillées s’écaillent facilement.
L’entretien courant des joints, savon doux et absence d’acide, est expliqué dans la fiche sur l’entretien du zellige. Le reste du chantier figure dans la fiche sur la pose du zellige.
On attend que la colle soit sèche, on gâche le produit selon sa fiche, puis on l’étale au platoir en diagonale pour remplir chaque interstice. L’excédent se retire à l’éponge humide quand le joint commence à prendre. Le voile restant part au chiffon sec une fois le joint durci.
Un joint de teinte moyenne, gris ou beige, montre moins les traces qu’un joint blanc. En zone humide, un joint hydrofuge, ou époxy en douche selon un guide, résiste mieux aux taches. Un traitement hydrofuge après la pose prolonge sa propreté.
Un joint blanc ou beige très clair donne un mur uni où seuls les reflets de l’émail se lisent. Un gris clair dessine légèrement les carreaux. Un joint sombre crée un quadrillage marqué : on l’essaie d’abord sur un carreau de réserve.
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